Les Trésors de nos greniers

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Date de publication

6 Mai, 2026

Auteur

YM

Tout le monde connaît ces lieux qui germent tous les week-end lorsque les beaux jours arrivent, des stands éparpillés pêle-mêle, une ambiance conviviale et familiale, l’odeur des grillades qui émanent de la buvette. Le soleil brille, les greniers et les garages se vident, ainsi exposés, les objets oubliés sont mis en lumière. La perspective de trouvailles hors du commun.On cherche, on négocie, on vend, on achète.

Les brocantes regorgent de petites, même de grandes histoires, comme dénicher un tableau de maître poussiéreux, une signature cachée, une signature oubliée. Ces histoires continuent de s’écrire et de se vivre, des interactions sociales attachantes, le plaisir d’une rencontre, celui d’une discussion et d’un échange.

Il est un lieu commun de dire que ces expositions renferment des trésors, or il l’est moins de dire que ces trésors ont changé de dimension avec le temps, et qu’aujourd’hui, à l’aube d’une transformation extraordinaire de notre civilisation, certains vont leur valeur augmenter.

Black and white photo of a street market in Nancy, Grand Est, France.
Photo en noir et blanc d’un marché de rue à Nancy, Grand Est, France.

Comme nous le savons, l’algorithme artificiel a atteint une puissance sans précédent et celle-ci s’exprime dans un domaine qui était avant cela notre chasse gardée: les mots, l’écriture, la littérature. En réponse à nos requêtes et prompts les plus varié, des milliards de gigaoctets sont reproduits par les agents algorithmiques. Aujourd’hui sur simple demande, ils nous codent des articles et des livres de plusieurs centaines de pages, aux styles variés, mais sans âme. Et c’est sur ce point qu’il convient de s’arrêter.

Les machines effectuent une copie en codant nos millions de productions littéraires, puis recodent, sur demande, des copies de copies. Plagieuse prestidigitatrice, la machine algorithmique rencontre toutefois des limites, celles de l’inspiration, du talent et de la vision inexplicable.

En plaçant l’assistant algorithmique au cœur de notre réflexion cognitive (voir notre article dédié), nous perdons ce qui fait de nous des être à part entière, un déclin inexorable de nos capacités cérébrales est palpable jours après jours. Car chacun de nous le constate, lire des textes algorithmiques appauvrit notre façon d’écrire, de parler et de penser.

“Les mots sont au même titre que les yeux, une porte pour entrevoir l’âme d’une personne.” (1)

Mais revenons à nos vides greniers…

Vous l’aurez compris, les nouveaux trésors qu’ils abritent sont littéraires, chaque livre écrit par un humain voit sa valeur décuplée à l’ère de l’IA. Ceci n’est pas une prévisions, c’est déjà une réalité. La transmission des savoirs intergénérationnels s’effectue à travers la lecture de toutes sortes de livres: illustres écrivains, biographies, narrations historiques, histoires pour enfants, romans… La liste est longue et vous voyez où nous voulons en venir.

Regardons dans nos greniers et nos brocantes, dénichons ces perles cachées, et préservons notre part d’humanité, celle qui ne pourra jamais être robotisée !

black Fayorit typewriter with printer paper

Pour aller plus loin:

(1) “Les mots sont au même titre que les yeux, une porte pour entrevoir l’âme d’une personne.
Si chacun possédait une morale vertueuse et si nous étions capable d’utiliser toutes les richesses et les subtilités de notre langue, afin de s’exprimer au dessus du niveau moyen, alors le bons sens et l’intelligence seraient majoritaires, et les animaux pourraient dire que leurs bourreaux sont devenus leurs protecteurs.
Ainsi l’éducation doit nécessairement passer par l’apprentissage de la richesse lexicale de notre langue, notre jeunesse doit apprendre le véritable sens des mots, en cherchant l’essence même des concepts qu’on leur oblige à retenir sans en comprendre les fondements. Par cela la réflexion serait enrichie, les idées plus sensées et nos jeunes deviendraient responsables d’une richesse ancestrale acquise par leur propre curiosité.
Le défaut principal de notre système éducatif est que nous poussons notre jeunesse dans la compétition réciproque, à réussir même si cela doit engendrer l’individualisme, la trahison ou la manipulation. Alors que nous devrions, à l’inverse, encourager le travail collectif et la recherche individuelle pour l’intérêt commun et non personnel.
Ainsi apprendrions nous à notre jeunesse les bases du monde des affaires, monde dans lequel ils évolueront une fois adultes, et où les chefs d’entreprise et les employés coopèrent chaque jour en session d’examen, l’union fait ainsi la force, et c’est vers cette maxime que nous devons tendre ensemble.” texte personnel – Juin 2017

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J’ai commencé à consommer l’huile de nigelle l’hiver… Nos organismes sont mis à rude épreuve dès lors que l'hiver...

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